Marcel Carton

Pour moi, avant, il y a longtemps, le Liban c’était cela : Marcel Carton, Jean-Paul Kauffman, Michel Seurat, Marcel Fontaine. Chez mes parents, enfants, nous n’avions pas facilement accès à la télévision, et encore moins au journal télévisé. Pourtant, ces noms sont gravés dans ma mémoire depuis 1985, j’avais alors 13 ans. Je me souviens de la formule du journaliste d’Antenne 2, qui citait le nombre de jours de détention, les noms, et qui ajoutait « les otages au Liban n’ont toujours pas été libérés ». Beyrouth, la guerre, la violence, les roquettes. Il me semble qu’en France, toute ma génération a été forgée par cette guerre dans sa représentation du Liban. Je me souviens qu’à l’époque, cela me touchait beaucoup. L’idée de l’otage et de ce qu’il peut endurer a toujours un fort impact sur moi. Marcel Carton et ses compagnons d’infortune ont dû porter pendant 3 ans, des bandeaux sur les yeux en permanence. Puissent les extrémistes actuels s’enlever la merde qu’ils ont dans les yeux et constater l’ampleur des dégâts qu’ils ont commis.

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