Un Libanais à Angoulême

Le festival de la BD d’Angoulême a ouvert ses portes hier. Quel lien avec le Liban me direz-vous ? Et bien, on peut y découvrir le coup de patte de Rojer Feghali, jeune auteur libanais, qui est étudiant à l’EESI là-bas. D’autre part, si vous y mettez les pieds, vous aurez peut-être la chance de vous trouver nez à nez avec les illustres Morvandiau et Tanitoc, et rien que pour cela, une virée à Angoulême s’impose. Bonne vadrouille donc, et bonne(s) lecture(s) !

http://www.lorientlejour.com/article/852634/les-moustaches-le-cheikh-et-le-tapis-oriental-selon-rojer-feghali.html

http://www.bdangouleme.com/

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Cours particulier

Il a ceci de particulier, que je m’efforce, ces temps-ci, de transmettre le B-A BA de notre belle langue à une femme de 37 ans, syrienne, qui va aller rejoindre prochainement son mari libanais à Paris. Ruba, c’est son prénom, ne connaît pas un mot de français. Chaque cours dure 4h, et nous nous retrouvons donc face à face, à jargonner, à dessiner, à agiter les mains, à mimer, à répéter, et aussi, à bien rigoler. C’est difficile pour elle, cela l’est tout autant pour moi. Cependant, j’adore ce genre d’échange, même si je sors complètement lessivée du cours. Enseigner ma langue me fascine vraiment, encore plus lorsque l’on part de rien. On est obligées de se comprendre et surtout d’aller à l’essentiel. Elle m’explique qu’elle a quitté la Syrie à cause des « bang, bang ».

Ruba garde toujours le sourire et tandis qu’elle s’évertue à répéter encore et encore les sons si complexes du français, je me mets au travail à mon tour, ensemble nous ânonnons, nous baragouinons, nous malaxons les sons. Gutturales et nasales ne font plus qu’un et le café partagé n’en est que meilleur.

Fais chier !

Surveille ton langage m’aurait dit ma mère. Mais je suis convaincue que sur le fond, elle serait allée dans mon sens. Annuler un festival de films à cause d’extrémistes susceptibles de se faire exploser dans les lieux publics, avouez que c’est un constat d’échec, une démonstration de force des plus tarés. J’attendais impatiemment ce festival du film libanais, qui devait se tenir dans une dizaine de jours. Je crois qu’à défaut, je vais aller voir The secret life of Walter Mitty et m’évader dans son monde imaginaire….

http://www.lorientlejour.com/article/849713/le-festival-du-film-libanais-reporte-pour-des-raisons-securitaires.html