Pour 2014

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Mur du son

9h30 ce matin, tout le monde est calmement installé derrière son ordinateur. Dans cette vieille bâtisse au somptueux carrelage, tous ces artisans du livre oeuvrent silencieusement. Je suis pour ma part, plongée dans le discours direct/indirect, dans le guide pédagogique que je rédige. Soudain, un bruit. Immédiatement deux collègues sortent dans la rue, guettent un moment, puis l’un d’eux, un pilier de la boîte, notre bibliothécaire, rentre et dit : « encore le mur du son ». Un quart d’heure plus tard, on apprend qu’une voiture piégée a explosé, non loin de là.

Pour les Libanais, m’affirme une autre collègue, c’est toujours le mur du son.

Moi, après avoir appris la mort de l’ancien ministre et le reste, je vous avoue que j’ai un mal de chien à me replonger dans le discours direct.

a- Il a pensé : « je pourrais mourir d’un instant à l’autre ».

Il a pensé qu’il pourrait mourir d’un instant à l’autre.

b- Dans son dernier tweet, M.Chatah a affirmé : « Le Hezbollah insiste pour qu’on lui accorde les mêmes pouvoirs que la Syrie a exercés au Liban pendant quinze ans dans les domaines de la sécurité et des affaires étrangères. »

Dans son dernier tweet, M.Chatah a affirmé que le Hezbollah insistait pour qu’on lui accorde les mêmes pouvoirs que la Syrie a exercés au Liban pendant quinze ans dans les domaines de la sécurité et des affaires étrangères.

c- Elle se demande : « Comment est-ce que je peux continuer à travailler alors qu’à deux pas d’ici c’est la panique et que des morts gisent sur le sol ? »

Elle se demande comment elle peut continuer à travailler alors qu’à deux pas de là c’est la panique et que des morts gisent sur le sol.

C’est magique

Tout le monde connaît le tour de passe-passe des publicités censées présenter un remède à  la calvitie. Grâce à la potion mise au point par le célèbre docteur Pilpoil, le type, genre crâne d’oeuf, recouvre une chevelure abondante en un clin d’oeil ; deux photos se complètent l’une l’autre, avant, après. Un chauve, un poilu. Et bien moi, dans le genre, je vous présente, en exclusivité, un avant-après, mais pas n’importe lequel. Avant, c’est en sortant de chez le coup’tif. Après, c’est au retour, bien vite, en catimini, sans que mes enfants ne me voient (je ne veux pas qu’ils hurlent de rire ou d’horreur, entendre régulièrement dans la bouche de Clément que je suis vieille me suffit amplement), une fois que j’ai mis la tête sous l’eau chaude, et que je l’ai séchée (en 5 secondes, à l’aide seule de mes petites mains, sans aucun outil contondant). Ca donne ça. Etonnant, non ?

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