Zelig

D’aucuns, parmi vous, ont noté que ce que j’écrivais ici, était de plus en plus « positif » au fil du temps. Comme partout – ah, l’arrivée en Auvergne, il y a 10 ans, avec son chômage et son désarroi – il faut un temps d’adaptation. Vous connaissez peut-être le film de Woody Allen, Zelig, drolatique personnage, qui tel un caméléon, s’identifie aux personnes qu’il côtoie au point de se métamorphoser (face à un noir, il devient noir, face à un Juif, ses bouclettes poussent…etc). Et l’homme d’affirmer : « c’est sécurisant d’être comme les autres ! je veux être aimé. » Tel Zelig, il semblerait que je me libanise ces derniers temps. Je n’arrête pas de sortir, mes nuits s’écourtent, mes cernes se creusent. C’est le mois de juin, des amis partent aux 4 coins du monde et l’ambiance est à la fiesta permanente. Discussions, cigarettes, vin, musique. Est-ce un moyen de conjurer la situation politico-maternelle ? Face à l’horreur de la violence et de la maladie, et à l’instar des Libanais, je m’enivre de vie.

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