Parfum de liberté

Il m’arrive assez fréquemment, dans mon quotidien, de faire des liens entre mon expérience turque et celle que je vis actuellement ici.

En ce moment, je me demande si la colère turque n’a pas quelques accointances avec le sentiment de saturation libanais. En effet, certaines similitudes entre ces deux espaces me sautent aux yeux. Le point de départ de l’exaspération stambouliote, soit  la volonté de préserver un espace vert, public, symbole de contestation plus générale, pourrait-il s’appliquer au pays des Cèdres, où les cèdres ne sont d’ailleurs plus si nombreux ? Certes, je ne suis ni politologue, ni économiste, ni sociologue, ni anthropologue, c’est juste mon opinion, mais avouez que le ras-le-bol d’un milieu urbain saturé et d’un gouvernement incompétent sont deux aspects indéniables de ces deux pays. Il y a quelque temps, à Beyrouth, l’Institut Français a lancé un concours photo sur le thème  » Révélez votre Méditerranée ». Mes trois expériences de la Méditerranée ( Turquie, Egypte et Liban) convergent sur de multiples plans. Que mettre en avant ? Je proposerais dans l’idéal, mais c’est là mission impossible dans le domaine photographique, de souligner le parfum de l’eucalyptus, du jasmin et du si envoûtant gardénia, dont les fleurs jonchent le pied des vierges du quartier, en ce mois de Marie.

 

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