Dring, dring

Hier après-midi, grand soleil, je sors avec Anouk rendre un DVD acheté la semaine précédente. L’objet initial de l’achat était de faire découvrir quelques classiques de Walt Disney à mes enfants. Dans la boutique, royaume des films piratés (1$ le film), j’avais dégoté une sorte de compil princesses (Blanche-Neige, La belle au Bois Dormant et autres créatures, rassemblées sur la pochette). Le type m’avait assuré que les 8 galettes étaient en français et qu’il s’agissait bien de classiques. Retour au bercail, et découverte de « Cendrillon 3 », version anglaise et quasi inaudible. Je ne connaissais pas l’existence de cette version 3, au scénario pathétique (Anastasia, par magie, a été clônée en Cendrillon, le beau prince n’y voit que du feu.) On fait défiler les DVD, et les princesses annoncées se transforment en Maya l’abeille, Alix, Lucky Luke et comble de l’horreur, en Dora et télétubbies en allemand (si au moins c’était en arabe, on aurait été contents, les enfants et moi). Bref, on retourne donc, ma fille et moi, rendre l’objet. Après avoir insisté (le patron me dit qu’il ne pourra me rembouser que la semaine prochaine, mais que je peux prendre autant de DVD « for free » que je veux), j’arriver à récupérer mes 12 euros et sors contente d’emprunter à la médiathèque de petits bijoux tels que « Mélie, pain d’épice », que je recommande à tous les enfants. Je n’aime pas le piratage de toute façon. En sortant, on passe devant un magasin de jouets, je dis à Anouk que je vais lui offrir un petit quelque chose, et on demande au vendeur, francophile affable, s’il a des sonnettes de vélo. Il en a des tonnes, et c’est un vrai bonheur que de le voir les faire tinter les unes après les autres. Anouk en choisit une et je demande combien je lui dois. « Je vous en fais cadeau.  » Ca, c’est vraiment un aspect du Liban, que vous ne risquez pas de voir en France. Je n’ai rien acheté d’autre, je n’ai jamais mis les pieds dans cette boutique, n’y retournerai sans doute jamais, et ce monsieur, tout sourire, est heureux d’offrir à Anouk ce doux son. En sortant, elle-même intriguée, Anouk me dit : « il m’a peut-être trouvée gentille ».

Le soir, direction l’aéroport, afin d’aller récupérer Clément, qui vient de passer une semaine à Lyon avec sa classe ( « maman, c’est pas une classe verte, mais une classe trans-plan-tée », lorsque j’ évoque mon souvenir ému de  classe verte en CM1). On retrouve les parents des autres enfants, piaffant dans le hall, les bras chargés de ballons en forme de coeurs ( « welcome home ») et de bouquets de fleurs immenses. Deux ou trois mamans me disent : « je ne t’ai pas vue sur « what’s up ». Ben oui, mon téléphone ne me sert qu’à téléphoner, c’est un téléphone quoi. « Ca n’a pas été trop dur ? ». Ben non, on recevait quand même chaque soir des photos et un petit texte de l’un des enfants de la classe par mèl. Et Richard demande à une autre maman si ça s’est bien passé. « Oui, c’est fini, donc ça va ». Nous aussi, ça va, ça va même très bien, la journée fut excellente, avec ballade ensoleillée l’après-midi le long de la mer, Anouk pédalant sur un tricycle géant, dring dring…

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